Gaëlle Nikolova

12 février 2017

Emily Hobhouse

Classé dans : ACTUALITE — Zarael @ 0:35

C’est fascinant de voir se dresser à n’importe quelle époque et dans n’importe quel lieu des personnes inattendues qui réussissent à changer le cours de l’Histoire alors que rien ne présageait de leur victoire.

Voici Emily Hobhouse :
Née à Saint Ives en Cornouailles en 1860, elle part comme infirmière pour les mineurs dans le Minnesota en 1895 suite à la mort de son père, un recteur anglican, dont elle s’occupait. Mais 3 ans après, ruinée après avoir investi dans un ranch au Mexique avec son fiancé, elle rentre célibataire en Angleterre et s’implique dans le parti libéral aux côtés de son frère, théoricien du libéralisme moderne.
En 1899, Emily Hobhouse est chargée de diriger une commission de conciliation lors de la seconde guerre des Boers.
Alertée de la détresse de centaines de civils boers causée par l’armée britannique, elle organise des convois humanitaires et se rend dans les camps de concentration britannique de janvier à mai 1901. C’est dans le camp de Bloemfontein qu’elle rencontre Lizzie Van Zyl, petite Boer de 7 ans agonisante.
Emily Hobhouse cherche aussitôt à améliorer la vie dans les camps et alerte l’opinion publique en relatant le calvaire de la petite Lizzie pendant l’été 1901. Cependant elle se heurte à l’hostilité de l’élite anglaise et est considérée comme une traitresse dans le conflit. Le fameux auteur du Chien des Baskerville, Sir Arthur Conan Doyle, présent en Afrique du sud comme médecin et partisan aveugle du Royaume Uni dans le conflit,fournit la photo de la squelettique petite Lizzie van Zyl au secrétaire d’Etat des Colonies Joseph Chamberlain qui la détourne pour manipuler l’opinion publique et faire croire que la mère de la petite fille la maltraite.
Mais Emily Hobhouse persévère et revient au Cap en 1901. Les autorités britanniques lui refusent l’entrée en Afrique du Sud et elle est rapatriée aussitôt.
En 1902, elle s’installe en France et écrit “the brunt of the war” pour retranscrire son témoignage sur la deuxième guerre des Boers.

Bien que l’intervention d’Emily Hobhouse paraisse n’avoir eu aucun effet sur le moment, elle a en réalité accéléré la signature du traité de Vereening et amélioré les conditions de vie des civils dans les camps.
D’un point de vue historique, elle a aussi permis de témoigner des dérapages britanniques pendant la seconde guerre des boers.
Et la mission d’Emily Hobhouse était d’autant plus compliquée qu’à cette époque les droits des femmes en Angleterre étaient assez limités.

2 juin 2016

Crue de la Seine

Classé dans : Mes photos — Zarael @ 22:21

Aujourd’hui Paris a la tête dans les nuages et les pieds dans l’eau.
La Seine est devenue immense, boueuse et charrie des arbres et toutes sortes de detritus.
Touristes et Parisiens comme fascinés par sa force s’attroupent sur les ponts et les bords pour la regarder.
Certains conducteurs coincés dans les nombreux embouteillages s’absentent même de leur voiture pour prendre une photo.
Heureusement cela n’arrive qu’une à deux fois par siècle…

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vue du pont de Grenelle vers la statue de la Liberté

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vue du pont de Grenelle vers la Tour Eiffel

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Pont de Bir Hakeim

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Pont d’Iena

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Le fameux zouave du Pont de l’Alma

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Pont des Invalides

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Pont Alexandre III

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13 mai 2016

Exposition “Esprit Saint”

Classé dans : MES EXPOSITIONS — Zarael @ 23:40

Le thème de la Biennale d’Art Religieux organisée à l’église sainte Jeanne de Chantal est “l’Esprit Saint”.
L’exposition commence en ce weekend de Pentecôte.
Voici un aperçu de mon tableau :

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Une exposition à découvrir jusqu’à fin juillet.

25 janvier 2016

Hauteville House

Classé dans : en bazar — Zarael @ 15:17

Suite au coup d’état de Napoléon le 2 décembre 1852, Victor Hugo s’exile pendant 15 ans à Guernesey où il acquiert en 1856 Hauteville House , une belle demeure victorienne de 4 étages surmontée d’un belvédère qui surplombe la baie de Havelet.

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Derrière sa façade imposante et très représentative du goût de l’époque, se cache un intérieur entièrement revisité par l’écrivain.
Une fois la massive porte d’entrée franchie, une semi obscurité baigne le vestibule. Une sorte de portique semble indiquer l’entrée sombre des Enfers dont on peut s’évader en empruntant l’escalier tout en hauteur et en spirale.

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C’est l’étage de réception et chaque pièce recèle un trésor :
le billard et sa galerie de tableaux dont 4 peintures presque abstraites de l’écrivain,
le salon de tapisserie et son cabinet de photographie dissimulé derrière une tenture,
l’atelier et son accès au jardin invisible de l’extérieur,
le couloir aux faïences dont les murs et le plafond sont tapissés de plats en porcelaine Japonaise,
la salle à manger avec son énigmatique “trône d’un ancêtre” imaginé par Victor Hugo et 3 bancs évoquant des stèles médiévales gravés chacun d’une inscription : La fin du seigneur, La fin du prêtre et la fin du soldat.

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Niche du Trone d’un ancêtre abritant une Vierge Noire sous les traits de Léopodine, fille de l’écrivain décédée accidentellement en 1846.
Pulvis es, cinis sum Tu es Poussière, je suis cendre.

Au premier étage, les deux salons de réception ressemblent à des cabinets de curiosité du XIXème s où se côtoient des statues de serviteurs ayant servi à une commémoration à Venise, des objets d’art provenant du Palais d’été de Pékin, des tapisseries du château de Fontainebleau, des lustres de Murano, des miroirs sorcière…

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L’ascension continue et voici au deuxième étage la chambre de Victor Hugo, une chambre tellement symbolique que personne n’y dormait.
On y retrouve là encore l’inspiration du Moyen Age à la fois à travers le mobilier en bois sculpté mais aussi à travers la fascination pour l’au-delà : cette chambre met en scène le jugement dernier.
A l’entrée, une imposante table et trois fauteuils intitulés Mater, Pater et Filius tournés vers le lit évoque la place des juges.
Au centre, un arbre de vie se reflète dans un miroir sorcière, symbole de l’introspection et du fait de revisualiser sa vie.
Au fond, un lit à baldaquin. La tête de lit est incrustée d’une petite tête humaine mi squelette mi vivant.

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Enfin, le dernier étage extrêmement lumineux et à la vue imprenable sur l’océan est le “lieu de la Lumière et de la Connaissance” pour Victor Hugo. On y trouve son bureau et sa chambre ornée de peinture sur bois illustrant la légende de saint Georges peinte par l’écrivain.

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2 avril 2015

40ème salon des peintres du dix au quinze

Classé dans : Exposition 2014 — Zarael @ 16:36

Venez visiter ce salon auquel je participe et qui se tient dans les salons royaux de la Madeleine du 31 mars au 12 avril de 10h à 18h.

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