Gaëlle Nikolova

2 juin 2016

Crue de la Seine

Classé dans : Mes photos — Zarael @ 22:21

Aujourd’hui Paris a la tête dans les nuages et les pieds dans l’eau.
La Seine est devenue immense, boueuse et charrie des arbres et toutes sortes de detritus.
Touristes et Parisiens comme fascinés par sa force s’attroupent sur les ponts et les bords pour la regarder.
Certains conducteurs coincés dans les nombreux embouteillages s’absentent même de leur voiture pour prendre une photo.
Heureusement cela n’arrive qu’une à deux fois par siècle…

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vue du pont de Grenelle vers la statue de la Liberté

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vue du pont de Grenelle vers la Tour Eiffel

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Pont de Bir Hakeim

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Pont d’Iena

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Le fameux zouave du Pont de l’Alma

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Pont des Invalides

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Pont Alexandre III

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25 janvier 2016

Hauteville House

Classé dans : en bazar — Zarael @ 15:17

Suite au coup d’état de Napoléon le 2 décembre 1852, Victor Hugo s’exile pendant 15 ans à Guernesey où il acquiert en 1856 Hauteville House , une belle demeure victorienne de 4 étages surmontée d’un belvédère qui surplombe la baie de Havelet.

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Derrière sa façade imposante et très représentative du goût de l’époque, se cache un intérieur entièrement revisité par l’écrivain.
Une fois la massive porte d’entrée franchie, une semi obscurité baigne le vestibule. Une sorte de portique semble indiquer l’entrée sombre des Enfers dont on peut s’évader en empruntant l’escalier tout en hauteur et en spirale.

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C’est l’étage de réception et chaque pièce recèle un trésor :
le billard et sa galerie de tableaux dont 4 peintures presque abstraites de l’écrivain,
le salon de tapisserie et son cabinet de photographie dissimulé derrière une tenture,
l’atelier et son accès au jardin invisible de l’extérieur,
le couloir aux faïences dont les murs et le plafond sont tapissés de plats en porcelaine Japonaise,
la salle à manger avec son énigmatique “trône d’un ancêtre” imaginé par Victor Hugo et 3 bancs évoquant des stèles médiévales gravés chacun d’une inscription : La fin du seigneur, La fin du prêtre et la fin du soldat.

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Niche du Trone d’un ancêtre abritant une Vierge Noire sous les traits de Léopodine, fille de l’écrivain décédée accidentellement en 1846.
Pulvis es, cinis sum Tu es Poussière, je suis cendre.

Au premier étage, les deux salons de réception ressemblent à des cabinets de curiosité du XIXème s où se côtoient des statues de serviteurs ayant servi à une commémoration à Venise, des objets d’art provenant du Palais d’été de Pékin, des tapisseries du château de Fontainebleau, des lustres de Murano, des miroirs sorcière…

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L’ascension continue et voici au deuxième étage la chambre de Victor Hugo, une chambre tellement symbolique que personne n’y dormait.
On y retrouve là encore l’inspiration du Moyen Age à la fois à travers le mobilier en bois sculpté mais aussi à travers la fascination pour l’au-delà : cette chambre met en scène le jugement dernier.
A l’entrée, une imposante table et trois fauteuils intitulés Mater, Pater et Filius tournés vers le lit évoque la place des juges.
Au centre, un arbre de vie se reflète dans un miroir sorcière, symbole de l’introspection et du fait de revisualiser sa vie.
Au fond, un lit à baldaquin. La tête de lit est incrustée d’une petite tête humaine mi squelette mi vivant.

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Enfin, le dernier étage extrêmement lumineux et à la vue imprenable sur l’océan est le “lieu de la Lumière et de la Connaissance” pour Victor Hugo. On y trouve son bureau et sa chambre ornée de peinture sur bois illustrant la légende de saint Georges peinte par l’écrivain.

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3 avril 2011

Exposition d’Odilon Redon au grand Palais

Classé dans : en bazar — Zarael @ 17:48

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Première rétrospective à Paris depuis 1956, cette exposition retrace chronologiquement l’évolution artistique d’Odilon Redon de l’ombre à la lumière.
Né en 1840, il fut élève du peintre Jean-Léon Gérôme et du graveur Rodolphe Bresdin, ami du botaniste Armand Clavaud, des écrivains Joris-Karl Huysmans, Stéphane Mallarmé, Elemir Bourges et des peintres Paul Gauguin, Emile Bernard et Henri Fantin-Latour.

Il commence à se faire connaitre grâce à ses albums de lithographies tirés à peu d’exemplaires : en 1879 Dans le rêve, en 1882 A Edgar Poe, en 1883 les Origines inspiré par la théorie de l’évolution de Charles Darwin,  en 1885 Hommage à Goya accompagné d’un petit texte poétique, en 1886 la Nuit, en 1888 la Tentation de Saint Antoine inspirée par le roman de Gustave Flaubert, en 1889 A Gustave Flaubert et en 1891 Songes son album le plus sombre.

Ces lithographies appelées les “noirs” peuplées de créatures étranges et de monstres révèlent l’imaginaire riche et angoissant de l’artiste.  Même lorsqu’il dédie un album à un écrivain, il ne s’agit pas d’illustration mais d’une interprétation très personnelle de l’univers de l’écrivain. le journaliste Emile Hennequin résume en 1882 l’intérêt de ce travail : “autant que Baudelaire, Odilon Redon mérite le superbe éloge d’avoir créé un frisson nouveau, (…) une originalité absolue”.

Effectivement les symbolistes et les surréalistes le revendiqueront comme source d’inspiration. De même, les illustrations de Max et les Maximonstres de Maurice Sendak en 1963 s’inscrivent dans la parfaite continuité des noirs des Origines d’Odilon Redon (ce qui n’est pas évoqué dans l’exposition).

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A partir de 1900, l’artiste s’épanouit dans la couleur et la simplification des formes inspirée par le japonisme. Son univers est toujours aussi riche et fascinant mais il rayonne, le temps des inquiétudes a laissé place à la joie de l’instant présent.  La nature devient sa première source d’inspiration, particulièrement les bouquets de fleurs. Cette période inspirera les nabis, les fauves et Paul Cézanne.

9 décembre 2010

Classé dans : Mes photos — Zarael @ 9:14

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5 juin 2010

le jardin médiéval de Cluny

Classé dans : en bazar — Zarael @ 22:40

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Lorsque les architectes paysagistes Arnaud Maurières et Eric Ossart se voient confier l’aménagement du jardin du musée national du Moyen Age en 2000, il ne reste aucune trace, aucun indice du jardin tel qu’il était au XVème s. Ils décident donc de créer un nouveau jardin exprimant la quintessence de l’art du jardin au Moyen Age.

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Pour cela, ils vont tout d’abord respecter les règles établies par Charlemagne fin VIII ou début IXème s dans le Capitulaire de Villis, acte législatif regroupant divers ordonnances et règles dans presque tous les domaines (médecine, botanique, agriculture, chasse, éducation…) et dont les articles 43, 62 et 70  concernent exclusivement la botanique.

L’article 70 répertorie les 73 herbes, 16 arbres fruitiers et 5 plantes textiles et tinctoriales préconisés par Charlemagne (conseillé par les savants de sa cour). 3 sortes de jardin se dégagent : le jardin des simples (avec les plantes médicinales notamment), le potager et le verger.

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Les 2 paysagistes vont également s’inspirer de l’iconographie médiévale et tout particulièrement des tapisseries comme celles de la dame à la Licorne, trésor du musée de Cluny.

Il est d’ailleurs assez fascinant de savoir que ces fameuses tapisseries se dégradant en bas, les fils abimés ont été restaurés avec des colorants contemporains artificiels fin XIX par les ateliers des  Gobelins et qu’aujourd’hui les couleurs de la tapisserie sont éclatantes partout sauf en bas ! quelle puissance dans ces colorants naturels !

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Fidèles à l’esprit médiéval donc, Arnaud Maurières et Eric Ossart ont créé une sorte de coin de paradis terrestre au coeur de Paris.

Des pancartes expliquent la démarche des paysagistes et la fonction des différents espaces : la forêt de la licorne, le potager, le jardin des simples, le jardin céleste dédié à la sainte Vierge, le jardin d’amour, le préau, le chemin creux…

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Le préau, prairie d’herbe verte piquée de fleurs colorées selon les saisons (verte et blanche en hiver, jaune et bleue au printemps, rose et rouge en été et en automne) divisée en 4 par des petits canaux (les 4 fleuves du paradis), est orné par une fontaine contemporaine symbolisant la fontaine de vie de la Genèse.

Cette fontaine en inox poli-brillant appelée la fontaine aux roseaux d’argent et créée en 2000 par Brigitte Nahon, réfléchit comme un miroir les mille et une fleur du préau et participe à la magie du lieu.

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