Gaëlle Nikolova

29 février 2008

Exposition d’une soixantaine d’oeuvres de Banksy à la galerie Andipa (Londres)

Classé dans : Galeries — Zarael @ 13:36

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Une soixantaine d’oeuvres de Banksy sont exposées depuis aujourd’hui et jusqu’au 29 mars à la galerie Andipa, 162 Walton Street (oeuvres originales) et 19 Walton Street (Signed Limited Edition Prints) du lundi au vendredi (9h30-18h) et samedi (11h-18h).

Les oeuvres sont visibles sur le site de la galerie www.andipamodern.com .

Je trouve que le premier grand exploit de Banksy (1974-) est d’avoir réussi à garder son identité secrète depuis ses débuts de graffeur dans les rues de Bristol jusqu’à aujourd’hui où la cote de ses oeuvres ne cesse de grimper.

Hier, Police estimé entre 30 et 40 000 GBP s’est envolé à 174 500 GBP chez Sotheby’s.

Banksy ne se présente pas comme un artiste. Il est une sorte de “Zorro anticapitaliste” qui utilise la peinture pour montrer les paradoxes de notre société. Ainsi en 2005, il peint sur le mur séparant Israël de la Cisjordanie des fenêtre s’ouvrant sur des paysages idylliques.(http://www.banksy.co.uk/outdoors/outdoorshorizontal-3.html)

Il avoue être gêné par le prix que ses oeuvres atteignent désormais et affirme utiliser cet argent pour lutter contre la pauvreté dans le monde.

Dans la lignée de ses graffs sauvages, il a récemment accroché en catimini certains de ses tableaux au MOMA et au New York’s museum of natural history en parodiant par exemple la boite de conserve d’Andy Warhol. La supercherie n’a été découverte qu’au bout de 3 jours au MOMA. Dans ce cas, le projet artistique anarchiste ressemble quand même un peu trop à un bon coup de pub.

On compare souvent la démarche de Banksy à celle de space invader qui envahit les rues de Paris fin 90 avec des mosaïques (http://www.space-invaders.com/) intégrant le monde virtuel des jeux videos dans la réalité.

Mais c’est surtout un autre artiste français que Banksy admire :

“Chaque fois que je crois avoir peint quelque chose d’original, je découvre que Blek le Rat l’a non seulement déjà fait, mais vingt ans auparavant” déclare-t-il.

Et dire que Blek a dû arrêter de peindre sur les murs après sa condamnation en 1992 pour dégradation…Le système capitaliste anglais ne fonctionne pas si mal, mon cher Banksy !

Voici l’adresse du site de Banksy : http://www.banksy.co.uk/menu.html

24 février 2008

L’île de Pavel Lounguine

Classé dans : Cinema — Zarael @ 0:02

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Un jeune marin russe capturé par des soldats nazis panique face à la mort. Pour sauver sa vie, il commet l’irréparable et réalise à ce moment là son erreur.

Des années plus tard, toujours sur cette île perdue de la mer blanche, l’homme, devenu moine orthodoxe, oscille entre le fou, le mystique et l’âme damné. Il cherche à expier sa faute en multipliant les pénitences mais ses prophéties et ses guérisons perturbent et intriguent les autres moines.

Esthétiquement, l’ombre recourbée du moine avançant nerveusement entre ciel et neige rappelle le Nosferatu de Murnau avec cet aspect à la fois inquiétant et comique. Mais derrière cette apparence naïve, sauvage et parfois brutale, Anatoli pousse à l’extrême sa quête de rédemption.

Ce film étonnant a été sélectionné aux festivals de Toronto et de Sundance.

Je vous conseille de le voir sur grand écran pour profiter pleinement de la beauté des images.

11 février 2008

Telepolis (la Antena) de Esteban Sapir

Classé dans : Cinema — Zarael @ 2:24

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En découvrant la bande-annonce du magnifique film de Esteban Sapir, je me suis étonnée que seules 9 salles en France aient choisi de le montrer.

La réponse se trouve probablement dans le film lui-même qui d’une part dénonce l’utilisation excessive de l’impact de l’image pour manipuler les esprits et d’autre part rappelle l’importance existentielle (alimentos TV) de penser par soi-même.

Contrairement à d’autres films sortis au même moment dans 300 salles, telepolis n’a pas utilisé d’”attrapes mouches” publicitaires pour en faire LA sortie cinema incontournable de la semaine. Le film ne correspond pas aux critères actuels du film à succès : Esteban Sapir ose l’écran noir et le silence, il raconte une histoire où le spectateur a le temps de penser tout en s’emerveillant.

Dans cette oeuvre quasiment muette, la musique accompagne le spectateur à la découverte d’un monde rempli de symboles. Le graphisme des images et les textes rapprochent beaucoup le film de la bande dessinée.

Telepolis s’inscrit dans la lignée artistique de Georges Meliès, des surréalistes, des expressionnistes allemands et du cinema fantastique de Fritz Lang à Terry Gilliam ou Alex Proyas en y ajoutant une touche argentine caliente.

Pour se faire une idée par soi même, voici l’adresse du site officiel du film :

http://www.kmbofilms.com/TelepolisSynopsis.html

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